Robert

Bonsoir,

Je prends enfin le temps de vous écrire concernant mon grand-père maternel : Robert Misselyn né en 1896. Je ne l’ai hélas que très peu connu et j’ai de très vagues souvenirs étant donné que j’avais 3 ans quand il est décédé le 14 février 1978. Pourtant j’étais sa dernière petite fille de son vivant : il était père de famille de 10 enfants et était fou amoureux de ma grand-mère jusqu’à la fin de sa vie. Il s’en occupait malgré une maladie de parkinson pour ma grand-mère  : ils ont perdu 3 enfants, 1 de pneumonie durant la guerre, 1 bébé qui avait avalé une broche et un fils de 15 ans qui était tombé du toit : ils habitaient dans une maison de maître dans la Korte Ruusbroeckstraat à Anvers.

En 1944, il a protégé la famille Brunner dont le fils Henri a écrit un livre  : “souvenir d’Henri Brunner” dont on retrouve la trace de sa famille à la caserne de Dossin. Comme dit par Henri Brunner qui vit en Israël maintenant mais dont je n’ai plus de nouvelles : ”Robert Misselyn n’a sauvé aucune vie mais a sauvé l’honneur de l’homme de la rue”. En fait il a fait en sorte que chaque chose appartenant à la famille Brunner fût rendu dont des diamants de 25 carats retrouvés dans un cylindre dans la cave à charbon.

Voilà pourquoi c’est mon héros et il me manque terriblement ainsi que mon papa adoptif : Julien Lievin Bullinck qui a traduit le livre en français et qui est décédé en 2018.

Mais je sais qu’ils sont près de moi pour me soutenir dans les épreuves que j’ai subi durant ma vie.

Nathalie Bullinck et Myriam Misselyn